Je me suis appliquée dans cette poésie à vouloir faire siffler le lecteur tel le vent ! Et de jouer avec les métaphores...
Il souffle sur les dunes, et soulène le sable.
Il siffle en soufflant et couche les érables.
Sa colère est si grande les soirs de tempête,
Qu'il hurle dans la nuit en giflant mes fenêtres.
Ebouriffés, les arbres se courbent devant sa rage,
Ils se cramponnent au sol, mais s'envolent leurs feuillages !
Il balaie la campagne et sillone les blés.
Des églises, il fait même les cloches tinter.
Il gonfle et s'engouffre par les portes qui claquent,
Comme meutes de loups, qui hurlent et qui attaquent.
Dans le port, on entend la plainte des voiliers,
Et la mer en colère qui soudain déchaînée,
Bouillonne et se boursoufle en de noirs reflets,
Ses vagues sont tentacules qui crachent les galets.
Sous l'azur bleu du ciel, les pétales frissonnent.
En vaguelettes la mer, sous ses caresses festonne.
Oublié le courroux de la veille ! Quel plaisir,
Quand tu effleures ma peau, d'un souffle doux Zéphir !
Gen P.
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