Vois les pages qui se tournent,
se tournent sans cesse,
Et les jours de tristesse, et les grands jours
de liesse,
Chapitres qui s'enchaînent, déboires, et fous
délices
Et les visages lisses, d'un seul coup qui flétrissent.
Faut-il brûler le livre, en arracher les
pages,
Pour que l'Humanité un jour devienne
sage ?
Quand la nature exalte de beauté au printemps,
L'Homme n'a de dessein, que l'entacher de
sang !
Vois les pages qui se tournent, se tournent
sans cesse,
Petits jours de liesse, et grands jours de
tristesse ! |