Qui n'a jamais connu l'odeur du foin coupé,
Qui s'étale l'été dans les vagues des prés ?
Il fallait disait-elle partir de bon matin,
Pour aller faucher l'herbe que l'on donne aux lapins.
Nous cherchions au garage la petite brouette,
Dans laquelle se glissait ma soeur cadette.
Et les tremblements de cette vieille charette,
Faisaient rire aux éclats la petite Claudettte.
Sur des chemins cahotants, allions vers le champ,
Et les oiseaux nous escortaient de leurs chants.
Arrivées dans le pré, gamines insuportables,
Commencions avec l'herbe coupée nos batailles.
Elle souriait à nous voir ainsi nous chamailler,
Tout en s'essuyant le front de sueur trempé.
Elle n'arrêtait jamais sous le soleil ardent,
De passer sa faucille sous l'herbe en la coupant.
Nous emplissions un sac de verdure odorante,
Parfums enivrants de souvenirs qui me hantent.
Puis, nous repartions en chantant, heureuses et fières,
Suivant dans l'ombre de ses pas, notre GRAND-MERE
Gen
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