Pourquoi la vie quand tu me donnes une leçon,
Tu me l'infliges dure et sans autres façons !
Tu m'as fais voir l'amour, le vrai, sans sa défaite !
A moi, la poéte, éternelle insatisfaite !
Je l'ai vue, elle, avec ses yeux plein de tendresse,
Lui déposer un doux baiser, une caresse...
Je scrutais éberluée, comme dans une fable,
Leurs yeux qui se croisaient d'un feu incomparable !
J'étais abasourdie les voyant sans détours :
Elle, à côté de lui, en fauteuil roulant,
Et lui, à côté d'elle, dans ses yeux se noyant.
Je me disais alors, quels étranges passants...
Tous deux paralysés aini déambulant.
Elle, dans sa beauté intacte, et presque autonome,
Lui, qu'un bras, homme tronc, mutilé, moitié d'homme !
Ils s'étaient jurés de s'aimer éternellement,
Et rien n'avait pu faire obstruction au serment,
Ni l'horrible accident de leur vie, de la route,
N'avait pu mettre un moment l'amour en déroute !
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