Presque une rencontre du troisième type tant j'ai été impressionnée ce jour là, je ne l'avais jamais vu. Ce fut la première et dernière fois....
Je n'avais pas huit ans, on m'avait traînée là,
Dans cet atroce mouroir pour voir l'arrière-parent.
Je n'avais pas huit ans, et c'était effrayant,
Cette trentaine de lits de vieux agonisants.
J'avançais en tremblant, vers l'aïeul finissant.
Il me tendait la main, j'allais le coeur battant.
Pâles et moribonds, les vieux de leurs cannes tapaient.
Pour appeler soeur Anne, le sol ils martelaient.
Les murs, leurs draps, leurs cheveux, tout baignait de blanc,
Que j'avais peur de l'homme décharné et tremblant,
Vers lequel me poussaient doucement mes parents !
Près du chevet, il fît un râle en me voyant !
Nauséabondes odeurs de mort qui planaient,
Quand d'outre-tombe ses yeux me regardaient.
Je n'avais pas huit ans, on m'avait traînée là,
Dans cet atroce mouroir, pour voir l'arrière-parent.
Et dans sa barbe blanche, on m'a fait déposer,
Un semblant de baiser pour son éternité.
Gen |