Odeurs énivrantes des fleurs, Marquant l'hiver qui se meurt, Quand mille petites corolles Poussant l'humus, sortent du sol.
En grappes parme, la glycine Sur les murs tombe, se dessine. Grande douceur, froid qui s'étiole, Sous le couplet du rossignol.
Peintre mettant taches de vert Partout sur la palette terre, Revoilà le joli printemps, Fidéle à l'horloge du temps.
Des blanches effluves du jasmin, Mettant en senteur nos matins, Des tapis mauves couvrant sous-bois, De violettes en vagues de soie ! Tu es la première fraise, goûteuse, Pourpre, parfumée et juteuse, Ressemblant à reine qui naît Fondante au fond de mon palais !
Sève qui bouillonne, effervescence, Lorsque tu réveilles nos sens.
Pourtant joli printemps, Sous tes tapis d'Orient, Des corolles de sang, T'entachent cruellement. Jeunes graines qu'on enterre, Pour peuple qu'on libère ;
Printemps deux mille trois, Tu es triste, crois-moi ...
Gen,
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