L'immigré...
Il quitte son soleil, son pays, ses amis,
Le coeur gonflé d'espoir d'une meilleure vie.
Son esprit en souffrance, rêveur d'espérances,
Il veut la liberté et ne voit que la France!
Il quitte son soleil, sa famille, son métier,
Laissant sa mère, ses soeurs et leurs larmes couler.
Il quitte sa maison entourée de figuiers,
De palmiers, d'orangers et son champ d'oliviers
Il laisse l'azur bleu pour le gris d'autres cieux,
Quelques devises en poche et le voilà heureux !
Si son coeur est meurtri par la séparation,
Il arrive à Paris, les yeux pleins de passion !
Que son sac est petit pour un si long voyage,
Que son espoir est grand quant il tourne la page !
Tiré à quatre épingles pour la grande occasion,
Il sourit à tout le monde. Il est plein d'illusions.
Mais des regards le fixent, et, cet homme adulé,
Brillant dans son pays, ici c'est : l'immigré !
Qui demande sa rue, de son accent chantant,
Dont la gorge se serre devant l'Homme méprisant.
Quel courage tu as, quelle bonté dans ton coeur,
Pour supporter en silence d'autres les rancoeurs !
Quel courage tu as pour tout recommencer !
Quand tu étais là-bas de ta mère tant aimé !
Tu retrouves les tiens comme toi étrangers,
Qui ont fui la misère ou l'insécurité,
Que tu sois Algériens, Iatin ou de pays lointains,
Je voudrais t'écouter et te tendre la main.
Gen
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