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A l'ombre des maux
jeudi 12 février 2009, a 20:07
N'AVOIR D'UNIVERS QUE LA RUE
 

L e laissé pour compte

 

Toi le fier passant qui me toise,

Tournant les yeux quand tu me croises,

Je ris de te voir si pompeux,

Avec ton regard dédaigneux!

 

Si la rue m'a fait perdre confiance,

Sache que j'ai gardé conscience !

Derrière mon regard vitreux,

Je vois tes yeux anxieux !

 

Plein de gêne quand je te parle,

Moi le pauvre vêtu de hardes,

Tel un chien qui réclame des restes,

Je tends la main pour une pièce.

 

Un chien s'il est à mes côtés,

Te fera davantage pitié!

Gens braves et honnêtes exemplaires,

Ne voyez là qu'un homme à terre,

 

Un galérien des temps modernes,

Qui survit à moyen terme,

Un laissé pour compte, une débâcle,

Dans la nouvelle cour des miracles.

 

Gen

 

 

dimanche 15 juin 2008, a 08:41
A ma grand-mère...
 

 

 

 

 

 

Qui n'a jamais connu l'odeur du foin coupé,

Qui s'étale l'été dans les vagues des prés ?

Il fallait disait-elle partir de bon matin,

Pour aller faucher l'herbe que l'on donne aux lapins.

 

Nous cherchions au garage la petite brouette,

Dans laquelle se glissait ma soeur cadette.

Et les tremblements de cette vieille charette,

Faisaient rire aux éclats la petite Claudettte.

 

Sur des chemins cahotants, allions vers le champ,

Et les oiseaux nous escortaient de leurs chants.

 

Arrivées dans le pré, gamines insuportables,

Commencions avec l'herbe coupée nos batailles.

Elle souriait à nous voir ainsi nous chamailler,

Tout en s'essuyant le front de sueur trempé.

 

Elle n'arrêtait jamais sous le soleil ardent,

De passer sa faucille sous l'herbe en la coupant.

 

Nous emplissions un sac de verdure odorante,

Parfums enivrants de souvenirs qui me hantent.

Puis, nous repartions en chantant, heureuses et fières,

Suivant dans l'ombre de ses pas, notre GRAND-MERE

 

Gen

 

samedi 19 avril 2008, a 15:22
LE SERMENT D AMOUR
 

Un jour dans une gallerie marchande de Nice, j'ai rencontré l'amour, le vrai, sans faille et mon coeur de poète fut envahi d'une envie de vous décrire cette vision étrange de deux êtres que rien n'avait pu empêcher de s'aimer...

 

Hommage aux personnes dont l'existence a été meurtrie par un handicap, hommage à leur courage...

 

SERMENT D AMOUR

 

Pourquoi la vie quand tu me donnes une leçon,

Tu me m'infliges dure et sans autres façons?

Tu m'as fais voir l'amour, le vrai, sans sa défaite,

A moi, la poète, éternelle insatisfaite.

 

Je l'ai vue, elle, avec ses yeux plein de tendresse,

Lui déposer un doux baiser, une caresse...

Je scrutais éberluée, comme dans une fable,

Leurs yeux qui se croisaient d'un feu incomparable.

 

J'étais abasourdie les voyant sans détours :

Elle à côté de lui, en fauteuil roulant,

Et lui à côté d'elle, dans ses yeux se noyant.

 

Je me disais alors, quels étranges passants...

Tous deux paralysés ainsi déambulant.

Elle, dans sa beauté intacte, et presque autonome,

Lui, qu'un bras, homme tronc, mutilé, moitié d'homme.

 

Ils s'étaient jurés de s'aimer éternellement,

Et rien n'avait pu faire obstruction au serment,

Ni l'horrible accident de leur vie, de la route,

N'avait pu mettre un moment l'amour en déroute !

 

Gen

dimanche 16 mars 2008, a 00:42
Nikaïa, Nissa, Bella !
 

 

Tu es lagon d'émeraude à l'azur juponné,
S'étalant sous les yeux de touristes étonnés !
Nissa ! aux teintes pourpres, aux ocres raffinés,
Qui fit don à des anges de sa baie dentelée.

Au fond de ta poitrine, un cœur rouge qui sommeille,
Majestueuse place aux couleurs vermeilles,
Serait-ce un Maréchal qui ainsi te nomma ?
As-tu vu Bonaparte ou le Prince Masséna ?

Dans tes grandes artères, les murs parlent et te narrent.
Et tes petites ruelles chantent le nissart.

Ton air devient parfum de jasmins et de lys,
Dans une belle cour entourée de bâtisses,
Où un dédale de fleurs laisse coi les touristes !
C'est le cour Saleya, la muse des artistes !

Des quatre coins du monde on foule tes trottoirs,
Se couche sur tes galets et te garde en mémoire !
Et les palmiers se dressent pour te faire une haie,
Le long d'une promenade qui rimerait en glais !

Toi, mon lagon d'émeraude,
Ma perle aux couleurs chaudes,
Toi, ma conquête rebelle,
Toi, enfin : NISSA LA BELLE !

GEN

mardi 08 janvier 2008, a 08:06
L'amante
 

 

 

 

 

 

Jamais, mon doux mon tendre, mon bel amour,
Même armée de pétales de velours,
Ne grifferais l'essence de ta vie,
Moi la maîtresse de tes secrètes envies...

Je me noie dans tes yeux sans penser à demain,
Conjuguant avec toi, l'amour sans lendemain...

N'est-il pas, d'amour plus belle preuve,
Qu'adorer tant, et d'espoir être veuve ?
Indescriptibles et intenses ébats,
Où j'entends si fort ton coeur qui bat.

On se consume, on se brûle, on se vole,
Heures qui s'écoulent, et temps fou qui s'envole,
O, mon amour, dans un dernier baiser
Sur mes lèvres, brûlant et et passionné,

Je sens trembler nos coeurs,
Quand s'enfuit le bonheur.

Gen P


mardi 18 décembre 2007, a 11:37
SERMENT D AMOUR
 

Pourquoi la vie quand tu me donnes une leçon,

Tu me l'infliges dure et sans autres façons !

Tu m'as fais voir l'amour, le vrai, sans sa défaite !

A moi, la poéte, éternelle insatisfaite !

 

Je l'ai vue, elle, avec ses yeux plein de tendresse,

Lui déposer un doux baiser, une caresse...

Je scrutais éberluée, comme dans une fable,

Leurs yeux qui se croisaient d'un feu incomparable !

 

J'étais abasourdie les voyant sans détours :

Elle, à côté de lui, en fauteuil roulant,

Et lui, à côté d'elle, dans ses yeux se noyant.

 

Je me disais alors, quels étranges passants...

Tous deux paralysés aini déambulant.

Elle, dans sa beauté intacte, et presque autonome,

Lui, qu'un bras, homme tronc, mutilé, moitié d'homme !

 

Ils s'étaient jurés de s'aimer éternellement,

Et rien n'avait pu faire obstruction au serment,

Ni l'horrible accident de leur vie, de la route,

N'avait pu mettre un moment l'amour en déroute !

 

samedi 15 septembre 2007, a 21:06
Mauvaise donne
 

 Au pays des soucis,

On m’avait fait un nid,

Dans un millier de fleurs,

Flétries et sans odeur.

 

Mes matins étaient gris,

Ruisselants sous la pluie.

Un torrent de pensées,

S’écoulait, verglacé.

 

Ou serais-je demain ?

Vais-je survivre à rien ?

Et l’âge qui ruisselle,

Sur ma peau infidèle.

 

Je perdrai mes repères,

Si je perds mon père,

J'ai du rater le coche,

J'ai plus rien dans mes poches..

 

Au pays du bonheur,

J'ai  pas eu d’âme sœur.

On m’avait oubliée,

Depuis que j’étais née.

Gen

mardi 21 août 2007, a 06:49
Qu'on me laisse rêver...
 

Je suis dans une bulle,

Acrobate, finambule.

Je voltige dans l'air,

Au dessus du désert.

 

Et le vent qui m'emporte,

Me fait étrange cohorte.

Je rebondis légère,

Au dessus des fougères.

 

Je suis dans une bulle,

Transparente sans ridules.

Je me pose et je glisse,

Sur des pétales de lys.

 

Qu'on me laisse rêver,

Dans une fleur me poser.

Pourquoi ? pourquoi ?

Dites le moi ?

 

Le vent se fait violent,

Sur des ronces me jetant,

Qui éclatent ma bulle,

Sans regrets, sans scrupules.

 

Gen P.

samedi 10 mars 2007, a 12:06
Gueule noire ou mineur de fond
 

Hommage à tous les mineurs de fond dont le grand-père de mes enfants faisait partie et pour qui j'ai écrit ce poème .....d'après tout ce qu'il me racontait.

 

GUEULE NOIRE

Il laisse tous les matins sa marmaille braillante,
Souillée de confiture et son épouse aimante.
Son sac en bandoulière, il l'embrasse tendrement,
Et ses yeux sont pour elle remplis de sentiments.

Par amour, chaque jour, il pénètre la terre,
Et le grand ascenseur éteint ses beaux yeux verts.
Plus de lumière pour lui, qu'une éternelle nuit,
Où en creusant la roche, de sueur il reluit.

Et c'est le corps puant, couvert de poudre noire,
Qu'il regagne son nid, comme cela, tous les soirs.
Un simple baraquement, logement d'immigré,
Où l'hiver comme l'été, ils subissent les degrés.

Mais la moindre masure peut être un beau palais,
Quand l'amour effaçant la misère la relaie !!
Et le mineur est fier de son dur labeur,
Et de ses maigres sous gagnés par sa sueur ...

Gen

mercredi 20 janvier 2010, a 20:05
Qui sont donc ces poètes??
 

L e jardin des poètes

 

J  e me demande parfois,

qui est donc ce démon
Qui hante le poète et le rend vagabond ?
Est-ce un ouragan ? Une tempête de mots ?
Qui font vibrer sa plume et traduire ses maux ?

Ah que mon cœur s'étiole,

dès les premiers frimas,


Ils me privent d'un seul coup

de roses et de dahlias !!


Sale froid de novembre,

vois ! ma plume qui grelotte !


La musique s'est tue,

les vers n'ont plus de notes !



Je repense à  l'été et j'ai du vague à  l'âme
Je me fais papillon, et survole Paname !
Dans cette noire grisaille, je vois enfin l'Azur,
Et mes vers dégèlent sur le papier glacé !

A la belle saison, j'aime contempler la rade,
Son eau est de satin, je lui fait des aubades !

C'est toujours le printemps au jardin des poètes,
La musique résonne et les mots font la fête.
La fleur d'une rime vient me donner un la,
Une rose peut être un mot, et une rime un fa !


Gen Prenez

mardi 19 janvier 2010, a 23:32
Quand sonne le glas...
 

L'Ivrogne

 

Triste bruit du glas qui sonne,

Il cogne lent et monotone

Je l'ai souvent vu cet homme,

Que l'on traitait de sale ivrogne !

 

Il effrayait les enfants

Qu'hurlait-il en titubant ?

Des propos incohérents

Ou sa douleur aux passants ?

 

Le regard tout délavé,

Le teint rouge violacé,

Il s'effondrait souvent en se cognant au mur,

Et par charité on appelait le « SAMUR »

 

Je le vis un matin,

Les yeux remplis de chagrin

Devant un bout d'gamin,

Tendant sa petite main

 

Ce bout d'gamin

Ce petit bien

C'était le sien…

 

Gen P

vendredi 13 novembre 2009, a 01:28
Mon plaisir est intense alors fusent les stances...
 

Inspiration

Quand ma plume me démange,
Que tous les mots se rangent,
Sortant de mon esprit,
Un par un, par magie ;

Mon plaisir est intense,
Alors fusent les stances.
Sans comprendre pourquoi,
Je traduis mon émoi.

Ma plume est un pinceau,
En harmonie de mots,
Je colore ma toile,
La tête dans les étoiles.

Je peins dans l'irréel,
Volant à l'arc-en-ciel,
Ses plus belles couleurs,
Et leurs parfums aux fleurs.

Pour les donner aux mots,
Qu'ils soient riches et beaux.
Et je remplis ma page
Tout à coup avec rage.

Ma plume est instrument,
Et conjugue les temps.
Mes doigts traduisent mon âme,
Et en écrivent les gammes.

Il faut qu'elle s'arrime,
Au bout du vers en rimes,
La musique des mots,
Comme on joue un fado.

Peintres, musiciens, poètes,
Nous avons dans la tête,
A vous offrir un hymne
Dont la beauté fait rime.

 

Gen. Perfetti

mardi 22 juillet 2008, a 06:29
A mon arrière grand-père "le mouroir"
 

 

 

 

Presque une rencontre du troisième type tant j'ai été impressionnée ce jour là, je ne l'avais jamais vu. Ce fut la première et dernière fois....

 

Je n'avais pas huit ans, on m'avait traînée là,

Dans cet atroce mouroir pour voir l'arrière-parent.

Je n'avais pas huit ans, et c'était effrayant,

Cette trentaine de lits de vieux agonisants.

 

J'avançais en tremblant, vers l'aïeul finissant.

Il me tendait la main, j'allais le coeur battant.

Pâles et moribonds, les vieux de leurs cannes tapaient.

Pour appeler soeur Anne, le sol ils martelaient.

 

Les murs, leurs draps, leurs cheveux, tout baignait de blanc,

Que j'avais peur de l'homme décharné et tremblant,

Vers lequel me poussaient doucement mes parents !

Près du chevet, il fît un râle en me voyant !

 

Nauséabondes odeurs de mort qui planaient,

Quand d'outre-tombe ses yeux me regardaient.

Je n'avais pas huit ans, on m'avait traînée là,

Dans cet atroce mouroir, pour voir l'arrière-parent.

 

Et dans sa barbe blanche, on m'a fait déposer,

Un semblant de baiser pour son éternité.

 

Gen

samedi 19 juillet 2008, a 13:18
Cogne, cogne mon coeur...
 

M  arie misère

Il y a longtemps déjà, j'ai connu une femme,
Qui souffrait railleries d'un handicap infâme !
Pas pour top modèles, seulement pour satires !
C'était une voisine de la rue des Martyrs,

Chaque jour de sa vie, elle courbait son échine,
Elle regardait le sol en se trouvant indigne,
D'être parmi les beaux qu'on appelle les Hommes.
Elle croulait sous les rires qui toujours vous assomment !

Tous les jours naissants, elle connaissait les pleurs,
Pourtant, dans sa poitrine on entendait son cœur !
Mais les passants cruels chuchotaient dans son dos,
Qu'elle portait bonheur derrière ses oripeaux !

Je me souviens très bien, qu'elle était jeune encore,
Traînant sous les regards la honte de son corps !
Un crissement de pneus, des hommes qui s'affolent,
Elle s'appelait Marie, et gisait sur le sol.

Elle s'appelait Marie, je m'en souviens encore,
Plus personne ne rit en regardant ce corps !
Et son cœur qui l'eut dit, sauva un inconnu,
Qui toujours ignora, qu'il venait d'une bossue…

Geneviève Prenez (perfetti)

jeudi 10 juillet 2008, a 05:44
Une reine sans rivale...
 

Dis-moi laRose….

Tu es ce cœur pourpre habillé de pétales,
Ce velours raffiné dont mes yeux se régalent,
Apparition sublime dans l'aurore qui pleure,
Laissant couler sur toi, ses larmes comme un leurre.

Sur ta tige épineuse, tu te dresses pompeuse,
Prenant les marguerites, juste pour des gueuses,
Qui te font une cour, quand ta beauté s'étale,
Toi la reine des fleurs, n'ayant pas de rivales !

Tu as charmé Ronsard, et les plus grands poètes,
Tu as charmé le peintre, l'amoureux en défaite,
Tu as charmé la femme, jalouse de ton parfum,
Et les grands parfumeurs l'ont mis dans un écrin.

Dis-moi, donc, qui es-tu la Rose ?
Quand même le doux papillon n'ose,
Sur tes pétales se poser,
De peur de froisser ta beauté !

Gen Prenez

 

 

 

 

 

mercredi 04 juin 2008, a 21:06
Serpent d'émeraude
 

Sublime, grandiose, merveille, tels sont tes noms !

Vert dont la ligne serpente entre les monts.

Tu mets en images le mot merveilleux,

Ruban d'émeraude coulant silencieux !

 

Dans ta gorge profonde, mon regard se perd,

Et j'en rage de ne te toucher qu'en vers.

Divine beauté blottie au fond d'un lit,

Dans l'échancrure d'un canyon, endormie.

 

Serpent d'émeraude, vertige, démon,

Magestueuses gorges du Verdon !

 

gen

vendredi 06 juillet 2007, a 09:06
Le souffle d'Eole
 

  Je me suis appliquée dans cette poésie à vouloir faire siffler le lecteur tel le vent ! Et de jouer avec les métaphores...

 

Il souffle sur les dunes, et soulène le sable.

Il siffle en soufflant et couche les érables.

Sa colère est si grande les soirs de tempête,

Qu'il hurle dans la nuit en giflant mes fenêtres.

 

Ebouriffés, les arbres se courbent devant sa rage,

Ils se cramponnent au sol, mais s'envolent leurs feuillages !

Il balaie la campagne et sillone les blés.

Des églises, il fait même les cloches tinter.

 

Il gonfle et s'engouffre par les portes qui claquent,

Comme meutes de loups, qui hurlent et qui attaquent.

 

Dans le port, on entend la plainte des voiliers,

Et la mer en colère qui soudain déchaînée,

Bouillonne et se boursoufle en de noirs reflets,

Ses vagues sont tentacules qui crachent les galets.

 

Sous l'azur bleu du ciel, les pétales frissonnent.

En vaguelettes la mer, sous ses caresses festonne.

Oublié le courroux de la veille ! Quel plaisir,

Quand tu effleures ma peau, d'un souffle doux Zéphir !

Gen P.

 

mardi 12 juin 2007, a 08:47
Le luxe du poète.....c'est quoi à votre avis?
 

  Je vais vous le dire, le luxe du poète c'est le rêve et par la métaphore le pouvoir de se mettre dans la peau de n'importe qui....un oiseau, un papillon, un vagabond....ou n'importe quoi....pour envoyer ses messages....qui les décrypte ? quand je deviens une bobine de fil au fond d'un tiroir?

 

Ma vie ne tient qu'à un fil

 

Je suis une bobine de fil,

Et ma vie par le chas s'en file !

Pendant de très longues années,

Dans un tiroir de noyer,

 

S'enroulaient heureuses mes heures,

Entourée d'amis de couleur,

Que j'embobinais d'histoires

De reprises sur bas de soie noire !

 

Une sale intruse nommée ficelle,

Cherchait toujours sottes querelles !

Elle n'aimait que le fil blanc disait-elle,

Seul capable de toucher la dentelle !

 

Elle, vulgaire et grossièrement faite,

Avait don de gâcher la fête !

Deux fils depuis longtemps s'aimaient,

Et dans la boîte s'entremêlaient.

 

L'un était d'argent, l'autre de soie,

Ils se reconnaissent les bourgeois !

Mes potes et moi sommes de coton,

Pour la reprise des torchons !

 

Enfin, tout s'écoulait trop bien,

Un jour, l'on vit l'ombre d'une main,

Qui d'un coup embarqua ficelle,

Et l'on roula tous de plus bel !

 

Ainsi nous fûmes découverts !

Le double sens convient au vers,

Car, tous les jours, on me déroule,

On me dépiaute, me met en boule !

 

Sale vie qui par le chas s'enfile,

Ca oui, on peut dire qu'elle s'en file !

On finira tous comme ficelle,

Tremblant au fond d'une poubelle !

Gen P.

samedi 17 mars 2007, a 13:37
L'immigré
 

L'immigré...

Il quitte son soleil, son pays, ses amis,

Le coeur gonflé d'espoir d'une meilleure vie.

Son esprit en souffrance, rêveur d'espérances,

Il veut la liberté et ne voit que la France!

 

Il quitte son soleil, sa famille, son métier,

Laissant sa mère, ses soeurs et leurs larmes couler.

Il quitte sa maison entourée de figuiers,

De palmiers, d'orangers et son champ d'oliviers

 

Il laisse l'azur bleu pour le gris d'autres cieux,

Quelques devises en poche et le voilà heureux !

Si son coeur est meurtri par la séparation,

Il arrive à Paris, les yeux pleins de passion !

 

Que son sac est petit pour un si long voyage,

Que son espoir est grand quant il tourne la page !

Tiré à quatre épingles pour la grande occasion,

Il sourit à tout le monde. Il est plein d'illusions.

 

Mais des regards le fixent, et, cet homme adulé,

Brillant dans son pays, ici c'est : l'immigré !

Qui demande sa rue, de son accent chantant,

Dont la gorge se serre devant l'Homme méprisant.

 

Quel courage tu as, quelle bonté dans ton coeur,

Pour supporter en silence d'autres les rancoeurs !

Quel courage tu as pour tout recommencer !

Quand tu étais là-bas de ta mère tant aimé !

 

Tu retrouves les tiens comme toi étrangers,

Qui ont fui la misère ou l'insécurité,

Que tu sois Algériens, Iatin ou de pays lointains,

Je voudrais t'écouter et te tendre la main.

Gen

 

 

 

dimanche 11 mars 2007, a 11:49
Je suis le feu
 

Je suis ce feu brûlant

Que tu cherches tout le temps,

Tu l'attises, tu l'éveilles

Sans te brûler les ailes?

Je t'envoûte, je te frôle,

Et tu retiens ton rôle !

Je t'envoûte, je te frôle,

Et je deviens ta geôle.

Je te serre, je t'enlace,

Et d'amour tu trépasses.

Je te vole, tu t'étioles,

Tu crois me rendre folle ?

Je suis ce feu brûlant

Que tu cherches tout le temps.

Tu l'attises, tu l'éveilles,

Et tu te brûles les ailes!!!!

Gen

mercredi 21 février 2007, a 18:41
LE SOLEIL ROUGE
 

 Le ciel êtait en feu, derrière le Mont Boron,
Faisant de celui-ci, un immense chaudron !
Un éventail pourpre sortait de la colline,
Qui repeignait la rade de nuances violines !

De la grande échancrure, la mer déferlait,
Et ses vagues géantes sur la plage tombaient.
Elles roulaient sur le sable, en violente avalanche,
Festonnant le rivage d'une épaisse mousse blanche.

Derrière le Mont Boron, le soleil se couchait
De la forge de Vulcain, les nuages sortaient.
La mer se déchaînait, en des reflets ardents,
Ire de Poséidon, de rage la prenant !

Gen

mercredi 21 février 2007, a 15:09
Colombe
 

Un bel oiseau faites de moi,
Je ne veux être ni reine, ni roi,
Juste me réveiller demain,
Volant au-dessus des embruns.

Donnez-moi une grande envergure
Que mes ailes servent de couverture,
Et enrobent d'amour la terre.
À l'ombre de mes passages dans l'air,
Je veux que partout elle revienne,
Que les enfants oublient la peine,
Que leurs pères oublient la haine,
Qu'enfin on la consacre reine !

Je voudrais être cette colombe,
Et tout l'amour sur terre qui tombe.

Rêver que partout tu parais,
Caresse sur la joue de l'enfant,
Douceur des jours refleurissant,
Toi mon doux songe qu'on nomme PAIX.

Gen

Présentation
Ma passion les mots, les enlacer, les tricoter, les harmoniser, les faire vibrer...les faire chanter et aussi le talent des autres...
Dans chacune de mes poésies se trouve un message à vous de trouver ou d'en comprendre le fond. Je peux meme vous donner des explications si vous le souhaitez.

TOUS LES TEXTES QUI SE TROUVENT SUR CE BLOG SONT PROTEGES EN DROIT D'AUTEUR ET FONT PARTIS D'UN RECUEIl.
"dans l'oeil du cyclone, pour une temp�te de mots" .http://www.sonia-milo.com/amis/oeil-du-cyclone.html" que j'ai co-écrit avec une autre poète André ORIOL paru aux éditions ORIOL, Lyon.

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