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A l'ombre des maux
lundi 15 juin 2009, a 14:01
message de l'au delà




samedi 25 avril 2009, a 23:43
On peut rêver...

Changer les hommes ....changer le monde avec des bouquets de fleurs...




dimanche 12 avril 2009, a 00:21
joli rossignol




vendredi 20 mars 2009, a 13:35
Nul n'est plus aveugle que celui qui ne veut voir....

Trouble….

 

Il plane comme un charognard au-dessus d'un cadavre,

Il plane, faisant de vous une proie, une larve,

Il glisse sournois comme une anguille en eau profonde.

Il pénètre votre esprit de pensées immondes.

 

Vous voudriez le fuir, mais il revient toujours.

Vous voulez l'oublier, mais il pourrit vos jours.

Il plane sur votre esprit, votre âme, sans cesse, il plane,

Torturé, vous lui donnez un nom : vague à l'âme !

 

Il plane, et dès le levé du jour, il vous ronge.

Il plane toujours, la nuit envahissant vos songes !

Vous le fuyez, votre esprit toujours le redoute,

 

Ce sentiment atroce que l'on appelle : le doute !

 

Gen

 

jeudi 12 février 2009, a 20:07
N'AVOIR D'UNIVERS QUE LA RUE

L e laissé pour compte

 

Toi le fier passant qui me toise,

Tournant les yeux quand tu me croises,

Je ris de te voir si pompeux,

Avec ton regard dédaigneux!

 

Si la rue m'a fait perdre confiance,

Sache que j'ai gardé conscience !

Derrière mon regard vitreux,

Je vois tes yeux anxieux !

 

Plein de gêne quand je te parle,

Moi le pauvre vêtu de hardes,

Tel un chien qui réclame des restes,

Je tends la main pour une pièce.

 

Un chien s'il est à mes côtés,

Te fera davantage pitié!

Gens braves et honnêtes exemplaires,

Ne voyez là qu'un homme à terre,

 

Un galérien des temps modernes,

Qui survit à moyen terme,

Un laissé pour compte, une débâcle,

Dans la nouvelle cour des miracles.

 

Gen

 

 

vendredi 01 août 2008, a 14:52
PLAISIR

 

 

 

Ecouter tes soupirs comme le plus doux zéphyr,

Voler entre tes lèvres la chaleur du désir,

Me noyer dans tes yeux, et sous tes doigts frémir,

Me courber sous tes mains, et sentir le plaisir.

 

De ce beau corps à corps,

Me faire crier encore !

Faire jaillir des "je t'aime"

Tant à en perdre haleine !

 

Et du bout de mes lèvres,

Passionnée et sans trêve,

Parcourir ta peau,

Qui frisonne sans un mot.

 

Ecouter tes soupirs comme on écoute la lyre

Et voler dans ta bouche le plus doux élixir !

Oublier dans tes bras les décors du monde,

Et les heures qui s'écoulent comme passent les secondes !

 

Et mourir mon amour de plaisir dans tes bras,

Du plus insensé, mais plus doux des trépas !

 

 

 

mardi 22 juillet 2008, a 06:29
A mon arrière grand-père "le mouroir"

 

 

 

Presque une rencontre du troisième type tant j'ai été impressionnée ce jour là, je ne l'avais jamais vu. Ce fut la première et dernière fois....

 

Je n'avais pas huit ans, on m'avait traînée là,

Dans cet atroce mouroir pour voir l'arrière-parent.

Je n'avais pas huit ans, et c'était effrayant,

Cette trentaine de lits de vieux agonisants.

 

J'avançais en tremblant, vers l'aïeul finissant.

Il me tendait la main, j'allais le coeur battant.

Pâles et moribonds, les vieux de leurs cannes tapaient.

Pour appeler soeur Anne, le sol ils martelaient.

 

Les murs, leurs draps, leurs cheveux, tout baignait de blanc,

Que j'avais peur de l'homme décharné et tremblant,

Vers lequel me poussaient doucement mes parents !

Près du chevet, il fît un râle en me voyant !

 

Nauséabondes odeurs de mort qui planaient,

Quand d'outre-tombe ses yeux me regardaient.

Je n'avais pas huit ans, on m'avait traînée là,

Dans cet atroce mouroir, pour voir l'arrière-parent.

 

Et dans sa barbe blanche, on m'a fait déposer,

Un semblant de baiser pour son éternité.

 

Gen

samedi 19 juillet 2008, a 13:18
Cogne, cogne mon coeur...

Marie misère

Il y a longtemps déjà, j'ai connu une femme,
Qui souffrait railleries d'un handicap infâme !
Pas pour top modèles, seulement pour satires !
C'était une voisine de la rue des Martyrs,

Chaque jour de sa vie, elle courbait son échine,
Elle regardait le sol en se trouvant indigne,
D'être parmi les beaux qu'on appelle les Hommes.
Elle croulait sous les rires qui toujours vous assomment !

Tous les jours naissants, elle connaissait les pleurs,
Pourtant, dans sa poitrine on entendait son cœur !
Mais les passants cruels chuchotaient dans son dos,
Qu'elle portait bonheur derrière ses oripeaux !

Je me souviens très bien, qu'elle était jeune encore,
Traînant sous les regards la honte de son corps !
Un crissement de pneus, des hommes qui s'affolent,
Elle s'appelait Marie, et gisait sur le sol.

Elle s'appelait Marie, je m'en souviens encore,
Plus personne ne rit en regardant ce corps !
Et son cœur qui l'eut dit! sauva un inconnu,
Qui toujours ignora, qu'il venait d'une bossue…

Gen Prenez

 

 

jeudi 10 juillet 2008, a 05:44
Une reine sans rivale...

Dis-moi laRose….

Tu es ce cœur pourpre habillé de pétales,
Ce velours raffiné dont mes yeux se régalent,
Apparition sublime dans l'aurore qui pleure,
Laissant couler sur toi, ses larmes comme un leurre.

Sur ta tige épineuse, tu te dresses pompeuse,
Prenant les marguerites, juste pour des gueuses,
Qui te font une cour, quand ta beauté s'étale,
Toi la reine des fleurs, n'ayant pas de rivales !

Tu as charmé Ronsard, et les plus grands poètes,
Tu as charmé le peintre, l'amoureux en défaite,
Tu as charmé la femme, jalouse de ton parfum,
Et les grands parfumeurs l'ont mis dans un écrin.

Dis-moi, donc, qui es-tu la Rose ?
Quand même le doux papillon n'ose,
Sur tes pétales se poser,
De peur de froisser ta beauté !

Gen Prenez

 

 

 

 

 

lundi 23 juin 2008, a 16:13
Il était une fois....

Ce poème n'est pas de moi, il est d'un homme qui,  pour l'amour d'une femme, se fit poète un jour....

 

Il était une fois dans le ciel sur une brillante étoile très éloignée,

Un petit garçon perdu dans ses mélancoliques pensées.

Il rêvait de trouver une amie pour lui prendre la main et l'accompagner.

Il rejoignait son monde étoilé tous les soirs à la nuit tombée.

 

De jour adulte sur terre, il avait peur des gens, de leur méchanceté.

Aussi, d'une bonne cuirasse impénétrable il s'était bien protégé.

Un jour, par un regard bleu entouré de cheveux d'or il fut perturbé.

Avec yeux limpides qui le troublèrent, et dont il ne pouvait se détourner.

 

Sur son étoile il revoyait la nuit ce sourire avec son charme envoûté.

Il entendait ce rire qui lui plaisait tant, au milieu de l'immensité.

De jour comme de nuit, ce doux regard ne pouvait plus le quitter.

Lentement, progressivement à ce visage il avait succombé.

 

L'adulte de jour était paralysé par la peur d'avoir des mots inadaptés.

L'enfant qui vivait en lui le poussait de toutes ses forces à lui avouer.

Mais plus l'adulte la voyait, plus son cœur saignait, il était paralysé

Pourtant derrière ce beau visage une ravissante jeune femme était cachée

 

Assis sur son morceau d'étoile, le petit garçon commençait à s'impatienter.

Un jour où il faisait nuit, une petite fille de l'étoile s'approcha à pas feutrés.

Surpris dans rêve, l'enfant entendit ces mots qui lui étaient adressés.

« Bonjour Monsieur l'enfant ! » tu prends ma main ? On va se promener ?

 

Ils marchèrent ensemble oubliant le temps dans cette nuit de bonté.

Leurs deux mains s'unirent, serrées l'une à l'autre pour l'éternité.

Sur terre, l'histoire était dupliquée, mais le vent se mit à souffler.

La vie parfois arrive à mélanger l'amour aux larmes argentées.

 

Mais, sur l'astre de nuit les enfants jouaient toujours comme des bébés.

L'amour sur ses souffrances a posé son cœur, et demander un baiser

 

Grands et petits se sont retrouvés pour ne jamais plus être séparés.

Les enfants se sont tant regardés, que leurs âmes se sont mélangées.

 

Les grands de leur côté regardent la vie avec une envie folle de la croquer……

 

 

 

dimanche 15 juin 2008, a 08:41
A ma grand-mère...

 

 

 

 

 

Qui n'a jamais connu l'odeur du foin coupé,

Qui s'étale l'été dans les vagues des prés ?

Il fallait disait-elle partir de bon matin,

Pour aller faucher l'herbe que l'on donne aux lapins.

 

Nous cherchions au garage la petite brouette,

Dans laquelle se glissait ma soeur cadette.

Et les tremblements de cette vieille charette,

Faisaient rire aux éclats la petite Claudettte.

 

Sur des chemins cahotants, allions vers le champ,

Et les oiseaux nous escortaient de leurs chants.

 

Arrivées dans le pré, gamines insuportables,

Commencions avec l'herbe coupée nos batailles.

Elle souriait à nous voir ainsi nous chamailler,

Tout en s'essuyant le front de sueur trempé.

 

Elle n'arrêtait jamais sous le soleil ardent,

De passer sa faucille sous l'herbe en la coupant.

 

Nous emplissions un sac de verdure odorante,

Parfums enivrants de souvenirs qui me hantent.

Puis, nous repartions en chantant, heureuses et fières,

Suivant dans l'ombre de ses pas, notre GRAND-MERE

 

Gen

 

mercredi 04 juin 2008, a 21:06
Serpent d'émeraude

Sublime, grandiose, merveille, tels sont tes noms !

Vert dont la ligne serpente entre les monts.

Tu mets en images le mot merveilleux,

Ruban d'émeraude coulant silencieux !

 

Dans ta gorge profonde, mon regard se perd,

Et j'en rage de ne te toucher qu'en vers.

Divine beauté blottie au fond d'un lit,

Dans l'échancrure d'un canyon, endormie.

 

Serpent d'émeraude, vertige, démon,

Magestueuses gorges du Verdon !

 

gen

samedi 19 avril 2008, a 15:22
LE SERMENT D AMOUR

Un jour dans une gallerie marchande de Nice, j'ai rencontré l'amour, le vrai, sans faille et mon coeur de poète fut envahi d'une envie de vous décrire cette vision étrange de deux êtres que rien n'avait pu empêcher de s'aimer...

 

Hommage aux personnes dont l'existence a été meurtrie par un handicap, hommage à leur courage...

 

SERMENT D AMOUR

 

Pourquoi la vie quand tu me donnes une leçon,

Tu me m'infliges dure et sans autres façons?

Tu m'as fais voir l'amour, le vrai, sans sa défaite,

A moi, la poète, éternelle insatisfaite.

 

Je l'ai vue, elle, avec ses yeux plein de tendresse,

Lui déposer un doux baiser, une caresse...

Je scrutais éberluée, comme dans une fable,

Leurs yeux qui se croisaient d'un feu incomparable.

 

J'étais abasourdie les voyant sans détours :

Elle à côté de lui, en fauteuil roulant,

Et lui à côté d'elle, dans ses yeux se noyant.

 

Je me disais alors, quels étranges passants...

Tous deux paralysés ainsi déambulant.

Elle, dans sa beauté intacte, et presque autonome,

Lui, qu'un bras, homme tronc, mutilé, moitié d'homme.

 

Ils s'étaient jurés de s'aimer éternellement,

Et rien n'avait pu faire obstruction au serment,

Ni l'horrible accident de leur vie, de la route,

N'avait pu mettre un moment l'amour en déroute !

 

Gen

samedi 12 avril 2008, a 07:49
On s'amuse? avec les petits chefs?

Le Petit Chef

 

Il vous épie, il vous guette

Se prend pour un grand chef !!

Veut vous mettre en échec,

Et vous parle d'un ton sec.

 

Il rêve de soumission,

Qui lui font sensations !

Et veut faire de vous

Seulement son joujou !!

Parce qu'il veut oublier

Qu'un jour il a été

Un petit employé !!!

 

Gen ....du vécu

mardi 08 avril 2008, a 10:49
Voilà le printemps...je me souviens du printemps 2003 et vous?

Odeurs énivrantes des fleurs,
Marquant l'hiver qui se meurt,
Quand mille petites corolles
Poussant l'humus, sortent du sol.

En grappes parme, la glycine
Sur les murs tombe, se dessine.
Grande douceur, froid qui s'étiole,
Sous le couplet du rossignol.

Peintre mettant taches de vert
Partout sur la palette terre,
Revoilà le joli printemps,
Fidéle à l'horloge du temps.

Des blanches effluves du jasmin,
Mettant en senteur nos matins,
Des tapis mauves couvrant sous-bois,
De violettes en vagues de soie !
Tu es la première fraise, goûteuse,
Pourpre, parfumée et juteuse,
Ressemblant à reine qui naît
Fondante au fond de mon palais !

Sève qui bouillonne, effervescence,
Lorsque tu réveilles nos sens.

Pourtant joli printemps,
Sous tes tapis d'Orient,
Des corolles de sang,
T'entachent cruellement.
Jeunes graines qu'on enterre,
Pour peuple qu'on libère ;

Printemps deux mille trois,
Tu es triste, crois-moi ...

Gen,

dimanche 16 mars 2008, a 00:42
Nikaïa, Nissa, Bella !

 

Tu es lagon d'émeraude à l'azur juponné,
S'étalant sous les yeux de touristes étonnés !
Nissa ! aux teintes pourpres, aux ocres raffinés,
Qui fit don à des anges de sa baie dentelée.

Au fond de ta poitrine, un cœur rouge qui sommeille,
Majestueuse place aux couleurs vermeilles,
Serait-ce un Maréchal qui ainsi te nomma ?
As-tu vu Bonaparte ou le Prince Masséna ?

Dans tes grandes artères, les murs parlent et te narrent.
Et tes petites ruelles chantent le nissart.

Ton air devient parfum de jasmins et de lys,
Dans une belle cour entourée de bâtisses,
Où un dédale de fleurs laisse coi les touristes !
C'est le cour Saleya, la muse des artistes !

Des quatre coins du monde on foule tes trottoirs,
Se couche sur tes galets et te garde en mémoire !
Et les palmiers se dressent pour te faire une haie,
Le long d'une promenade qui rimerait en glais !

Toi, mon lagon d'émeraude,
Ma perle aux couleurs chaudes,
Toi, ma conquête rebelle,
Toi, enfin : NISSA LA BELLE !

Gen PRENEZ., niçoise amoureuse...de ton azur...

mardi 08 janvier 2008, a 08:06
L'amante

 

 

 

 

 

Jamais, mon doux mon tendre, mon bel amour,
Même armée de pétales de velours,
Ne grifferais l'essence de ta vie,
Moi la maîtresse de tes secrètes envies...

Je me noie dans tes yeux sans penser à demain,
Conjuguant avec toi, l'amour sans lendemain...

N'est-il pas, d'amour plus belle preuve,
Qu'adorer tant, et d'espoir être veuve ?
Indescriptibles et intenses ébats,
Où j'entends si fort ton coeur qui bat.

On se consume, on se brûle, on se vole,
Heures qui s'écoulent, et temps fou qui s'envole,
O, mon amour, dans un dernier baiser
Sur mes lèvres, brûlant et et passionné,

Je sens trembler nos coeurs,
Quand s'enfuit le bonheur.

Gen P


mardi 18 décembre 2007, a 11:37
SERMENT D AMOUR

Pourquoi la vie quand tu me donnes une leçon,

Tu me l'infliges dure et sans autres façons !

Tu m'as fais voir l'amour, le vrai, sans sa défaite !

A moi, la poéte, éternelle insatisfaite !

 

Je l'ai vue, elle, avec ses yeux plein de tendresse,

Lui déposer un doux baiser, une caresse...

Je scrutais éberluée, comme dans une fable,

Leurs yeux qui se croisaient d'un feu incomparable !

 

J'étais abasourdie les voyant sans détours :

Elle, à côté de lui, en fauteuil roulant,

Et lui, à côté d'elle, dans ses yeux se noyant.

 

Je me disais alors, quels étranges passants...

Tous deux paralysés aini déambulant.

Elle, dans sa beauté intacte, et presque autonome,

Lui, qu'un bras, homme tronc, mutilé, moitié d'homme !

 

Ils s'étaient jurés de s'aimer éternellement,

Et rien n'avait pu faire obstruction au serment,

Ni l'horrible accident de leur vie, de la route,

N'avait pu mettre un moment l'amour en déroute !

 

samedi 15 septembre 2007, a 21:06
Mauvaise donne

 Au pays des soucis,

On m’avait fait un nid,

Dans un millier de fleurs,

Flétries et sans odeur.

 

Mes matins étaient gris,

Ruisselants sous la pluie.

Un torrent de pensées,

S’écoulait, verglacé.

 

Ou serais-je demain ?

Vais-je survivre à rien ?

Et l’âge qui ruisselle,

Sur ma peau infidèle.

 

Je perdrai mes repères,

Si je perds mon père,

J'ai du rater le coche,

J'ai plus rien dans mes poches..

 

Au pays du bonheur,

J'ai  pas eu d’âme sœur.

On m’avait oubliée,

Depuis que j’étais née.

Gen

mardi 21 août 2007, a 06:49
Qu'on me laisse rêver...

Je suis dans une bulle,

Acrobate, finambule.

Je voltige dans l’air,

Au dessus du désert.

 

Et le vent qui m’emporte,

Me fait étrange cohorte.

Je rebondis légère,

Au dessus des fougères.

 

Je suis dans une bulle,

Transparente sans ridules.

Je me pose et je glisse,

Sur des pétales de lys.

 

Qu’on me laisse rêver,

Dans une fleur me poser.

Pourquoi ? pourquoi ?

Dites le moi ?

 

Le vent se fait violent,

Sur des ronces me jetant,

Qui éclatent ma bulle,

Sans regrets, sans scrupules.

 

Gen P.

mardi 14 août 2007, a 07:35
Avez-vous ..

Avez-vous déjà bu le silence ?

Et dévoré l'absence ? 

Je l'ai bu dès le matin,

Et grignotée comme du pain.

 

Faut-il, pour les faire disparaître,

Les engloutir et s'en repaître ?

 

Gen P.

mercredi 08 août 2007, a 07:59
Le cercle bleu

Dans tes yeux veloutés, je me noie,

Et dans leur noir profond je vois,

Entourant l'iris... un cercle bleu...

Leur donnant cet éclat lumineux.

 

Mon regard caresse tes cheveux,

Etonné par ce noir soyeux,

Il se fait gourmand sur tes lèvres,

Voulant goûter de ta bouche la sève,

 

Source brûlante et passionnée,

M'abreuvant de fougueux baisers.

Il parcourt doucement ton visage,

S'arrimant sur de très beaux rivages,

 

Puis il vient échoir dans tes yeux,

Inondant d'amour ce cercle bleu...

Gen P.. 

dimanche 11 mars 2007, a 11:49
Je suis le feu

Je suis ce feu brûlant

Que tu cherches tout le temps,

Tu l'attises, tu l'éveilles

Sans te brûler les ailes?

Je t'envoûte, je te frôle,

Et tu retiens ton rôle !

Je t'envoûte, je te frôle,

Et je deviens ta geôle.

Je te serre, je t'enlace,

Et d'amour tu trépasses.

Je te vole, tu t'étioles,

Tu crois me rendre folle ?

Je suis ce feu brûlant

Que tu cherches tout le temps.

Tu l'attises, tu l'éveilles,

Et tu te brûles les ailes!!!!

Gen

samedi 10 mars 2007, a 12:06
Gueule noire ou mineur de fond

Hommage à tous les mineurs de fond dont le grand-père de mes enfants faisait partie et pour qui j'ai écrit ce poème .....d'après tout ce qu'il me racontait.

 

GUEULE NOIRE

Il laisse tous les matins sa marmaille braillante,
Souillée de confiture et son épouse aimante.
Son sac en bandoulière, il l'embrasse tendrement,
Et ses yeux sont pour elle remplis de sentiments.

Par amour, chaque jour, il pénètre la terre,
Et le grand ascenseur éteint ses beaux yeux verts.
Plus de lumière pour lui, qu'une éternelle nuit,
Où en creusant la roche, de sueur il reluit.

Et c'est le corps puant, couvert de poudre noire,
Qu'il regagne son nid, comme cela, tous les soirs.
Un simple baraquement, logement d'immigré,
Où l'hiver comme l'été, ils subissent les degrés.

Mais la moindre masure peut être un beau palais,
Quand l'amour effaçant la misère la relaie !!
Et le mineur est fier de son dur labeur,
Et de ses maigres sous gagnés par sa sueur ...

Gen

vendredi 02 mars 2007, a 17:46
FRISSON

C'est une goutte d'or,

Qui parcourt mon corps,

Un zéphir de velours,

Une onde qui me parcourt.

 

C'est la mer qui frissonne,

A l'aurore de l'automne,

Un diapason qui vibre,

Dans ce doux équilibre.

 

C'est le noir de tes yeux,

Qui me brûle tel un feu,

C'est ta bouche qui s'approche

A mes lèvres qui s'accrochent.

 

C'est ta main qui se pose,

Tel un pétale de rose,

De l'amour c'est l'osmose,

Et c'est ta main qui ose...

Gen

 

mercredi 21 février 2007, a 18:41
LE SOLEIL ROUGE

 Le ciel êtait en feu, derrière le Mont Boron,
Faisant de celui-ci, un immense chaudron !
Un éventail pourpre sortait de la colline,
Qui repeignait la rade de nuances violines !

De la grande échancrure, la mer déferlait,
Et ses vagues géantes sur la plage tombaient.
Elles roulaient sur le sable, en violente avalanche,
Festonnant le rivage d'une épaisse mousse blanche.

Derrière le Mont Boron, le soleil se couchait
De la forge de Vulcain, les nuages sortaient.
La mer se déchaînait, en des reflets ardents,
Ire de Poséidon, de rage la prenant !

Gen

mercredi 21 février 2007, a 16:19
VIANDE A CANON

 

Toi aux yeux de braises à la peau mate,
Toi aux yeux d'acier, à la peau blanche,
Vous qui n'étiez encore que des anges,
Vous, avant que mort et guerre vous happent !

Vous auriez pu être amis et sages.
De mon cœur s'écoulent pleurs et rage !
En pensant à votre si jeune âge !
Et à vos poitrails offerts sans ambages.

Pour l'orgueil d'étranges Présidents,
Qui depuis leurs PC s'abritant,

Vous parlent de Patrie et vous envoient à la mort !
Pourcentage de pertes, que l'on donne sans remords !

Entourés de forte logistique,
Vous êtes sur le fin élastique,
De votre jeune vie dont on se fiche,
Et de votre mort que l'on affiche !

Hommes à pied, nourriture du front,
Êtes viande que l'on donne aux canons !
Vous auriez pu être amis et sages.
De mon cœur s'écoulent pleurs et rage !

Gen,

mercredi 21 février 2007, a 16:09
B A G D A D....

 

Un(e) pluie sur toi de bombes,
Tonnerre la nuit qui gronde,
Des Hommes morts qui tombent,
Sous des obus oblongs
BAGDAD..

Sang qui coule dans la rue,
Volant vies ingénues,
Sacrifice d'humains,
Se battant pour leurs biens,
Enfants criant leurs maux,
Pauvres gens dans l'étau,
BAGDAD ..

Pères bagdadis
Devant jeunes yankees
Aux regards transis
Quand on fauche leurs vies !
BAGDAD !!

Entr(e) l'Euphrate et le Tigre,
On te détruit, on te ride,
Perl(e) du Calife Abbasside,
Ta douleur est acide,

Gen,

mercredi 21 février 2007, a 13:36
quand les mots sont des fleurs et les fleurs de mots...

 

Le jardin des poètes

 

Je me demande parfois, qui est donc ce démon
Qui hante le poète et le rend vagabond ?
Est-ce un ouragan ? Une tempête de mots ?
Qui font vibrer sa plume et traduire ses maux ?

Ô que mon cœur s'étiole, dès les premiers frimas,
Ils me privent d'un seul coup de roses et de dahlias !!
Sale froid de novembre, vois ! ma plume qui grelotte !
La musique s'est tue, les vers n'ont plus de notes !

Je repense à l'été et j'ai du vague à l'âme,
Je me fais papillon, et survole Paname !
Dans cette noire grisaille, je vois enfin l'Azur,
Et mes vers dégèlent sur le papier glacé !

À la belle saison, j'aime contempler la rade,
Son eau est de satin, je lui fait des aubades !

C'est toujours le printemps au jardin des poètes,
La musique résonne et les mots font la fête.
La fleur d'une rime vient me donner un la,
Une rose peut être un mot, et une rime un fa !

Gen Prenez

mercredi 16 avril 2008, a 18:16
Pour affrondter les chefs : un conseil ne buvez pas trop de café !!



vendredi 06 juillet 2007, a 09:06
Le souffle d'Eole

  Je me suis appliquée dans cette poésie à vouloir faire siffler le lecteur tel le vent ! Et de jouer avec les métaphores...

 

Il souffle sur les dunes, et soulène le sable.

Il siffle en soufflant et couche les érables.

Sa colère est si grande les soirs de tempête,

Qu'il hurle dans la nuit en giflant mes fenêtres.

 

Ebouriffés, les arbres se courbent devant sa rage,

Ils se cramponnent au sol, mais s'envolent leurs feuillages !

Il balaie la campagne et sillone les blés.

Des églises, il fait même les cloches tinter.

 

Il gonfle et s'engouffre par les portes qui claquent,

Comme meutes de loups, qui hurlent et qui attaquent.

 

Dans le port, on entend la plainte des voiliers,

Et la mer en colère qui soudain déchaînée,

Bouillonne et se boursoufle en de noirs reflets,

Ses vagues sont tentacules qui crachent les galets.

 

Sous l'azur bleu du ciel, les pétales frissonnent.

En vaguelettes la mer, sous ses caresses festonne.

Oublié le courroux de la veille ! Quel plaisir,

Quand tu effleures ma peau, d'un souffle doux Zéphir !

Gen P.

 

dimanche 24 juin 2007, a 11:57
Ignoble compagne

 J’ai rencontré madame Absence,

Et je ne l’ai pas saluée,

Elle est venue inopinée

Remplir ma demeure de silence.

 

« Voudriez-vous bien me laisser, »

Lui ai-je nerveusement criée !

« Ne suis-je pas ta certitude,

Ta grande amie la solitude ! »

 

A t’elle osé me rétorquer,

En me faisant un pied de nez !

La garce voulait taper l’incruste,

Je la connais depuis des lustres !

 

Dans la foule,  j’avais décidé de la noyer,

Mais elle ne mourût pas, doublant de cruauté ...

Gen P.

Présentation
Ma passion les mots, les enlacer, les tricoter, les harmoniser, les faire vibrer...
Dans chacune de mes poésies se trouve un message à vous de trouver ou d'en comprendre le fond. Je peux même vous donner des explications si vous le souhaitez.

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"dans l'oeil du cyclone, pour une tempête de mots" .http://www.sonia-milo.com/amis/oeil-du-cyclone.html" que j'ai co-écrit avec une autre poète André ORIOL paru aux éditions ORIOL, Lyon.

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Nul n'est plus aveugle que celui qui ne veut voir.... Asma (21/03/2009 04:09)

Bonjour! oi c'e...

Nul n'est plus aveugle que celui qui ne veut voir.... Big-buzz (20/03/2009 13:41)

Bonjour, je viens fa...

Gueule noire ou mineur de fond Daniel (17/03/2009 16:24)

Merci pour ce poème ...

N'AVOIR D'UNIVERS QUE LA RUE riversaone (19/02/2009 21:48)

"La renoncule u...

Gueule noire ou mineur de fond peintrefiguratif (14/02/2009 13:18)

bel hommage aux gueu...

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